Pierre Poilievre chef du PCC : des avis partagés dans sa circonscription de Carleton
Radio-Canada
L’élection de Pierre Poilievre à la tête du Parti conservateur du Canada, comme son style, ne laisse pas les électeurs de sa circonscription de Carleton en Ontario indifférents. Radio-Canada est allé sonder quelques résidents au lendemain de sa victoire.
Ida Kouesso, une Franco-Ontarienne de Manotick, près d’Ottawa, ne cachait pas sa joie dimanche, après la victoire de Pierre Poilievre dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, un moment qu’elle a qualifié d’historique pour sa famille.
Elle a été séduite par le programme économique de son député fédéral et déçue par la politique en immigration des libéraux, partage-t-elle.
Son message nous parle, son message nous touche. Enfin, on a l'espoir d’avoir quelqu’un qui va aborder nos problèmes. On a quelqu’un qui va parler en notre nom et en qui on va pouvoir s’identifier, croit Mme Kouesso.
Membre du parti, elle a su, dit-elle, convaincre son conjoint de changer de camp politique.
Mais dans la circonscription de Carleton, représentée depuis 2004 par M. Poilievre, les avis sur le député fédéral sont partagés. Certains le trouvent charismatique, notamment en chambre, comme Anne Graham, une résidente rencontrée, dimanche.
C’est peut-être regrettable de voir le Parti conservateur du Canada pencher un peu plus vers la droite, mais c’est un homme très charismatique, dit-elle.
Des résidents rencontrés ont dit également apprécier sa proximité avec les gens, en soulignant qu’il n’a pas peur de cogner aux portes.
Je ne suis pas toujours en accord [avec ses positions], mais je l’aime beaucoup en tant que personne. Je pense qu'il peut être un grand atout pour le pays [...]. C’est vraiment une personne terre à terre. Il est venu au moins trois ou quatre fois cogner à ma porte , raconte Jonathan Mahilrajan.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












