
Meurtre d’un itinérant à Toronto : report d’une audience dû à un problème de français
Radio-Canada
L'audience sur le cautionnement de l'une des huit adolescentes accusées du meurtre d'un itinérant à la mi-décembre à Toronto s'est vite transformée en dialogue de sourds, jeudi après-midi, devant le tribunal juvénile de la métropole. Un témoin avait demandé à s'exprimer en français, mais la défense n'était pas satisfaite du travail de l'interprète.
L'audience, la septième du genre depuis l'arrestation des huit accusées, a été interrompue en début d'après-midi et reportée à la semaine prochaine à cause de problèmes d'interprétation.
Selon la police, les huit adolescentes, qui sont âgées de 13 ans à 16 ans, ont encerclé la victime au centre-ville de Toronto avant de la poignarder. Ken Lee avait 59 ans.
Elles sont toutes accusées de meurtre non prémédité. Au Canada, la peine maximale pour un tel meurtre commis par un mineur est de sept ans de détention.
Le témoin, qu'on ne peut nommer à cause d'un interdit de publication dans cette cause, avait accepté l'offre de la juge Maria Sirivar, de la Cour de justice de l'Ontario, de lui proposer un interprète en langue française, parce qu'il se sentait plus à l'aise dans cette langue.
Au retour de la pause du déjeuner, une interprète était présente sur la plateforme Zoom, car elle n'avait pas eu le temps de se rendre au centre-ville. L'audience pouvait enfin débuter.
Néanmoins, des problèmes de son, de langue et de délai de transmission ont eu tôt fait de mettre l'avocat de la défense mal à l'aise, si bien que le témoignage a donné lieu à des échanges confus.
L'interprète, l'avocat de la défense et le témoin se parlaient, par moments, les uns sur les autres.
Après de nombreuses interruptions de politesse, l'avocat Ayderus Alawi a demandé à s'adresser à la cour en aparté.

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