
Match d’ouverture des Alouettes: Dequoy a les Argos dans le collimateur
Le Journal de Montréal
Un match d’ouverture a toujours un cachet particulier. Au football canadien, le début de la saison coïncide avec le début de l’été. À Montréal, c’est l’occasion pour les partisans des Alouettes de retourner au sympathique stade Percival-Molson, sur le mont Royal.
Les concepteurs du calendrier de la Ligue canadienne ont bien fait les choses cette année. Les Argonauts de Toronto, tombeurs des Alouettes en finale de l’Est l’an dernier, seront les visiteurs ce soir. Ce match est encore frais à la mémoire de Marc-Antoine Dequoy et de ses coéquipiers qui sont encore avec l’équipe.
«Il ne faut pas s’en cacher, ce match a une grande signification pour nous, déclare Dequoy sans détour.
«Ça nous rappelle la défaite que nous avons subie l’automne dernier devant nos partisans contre Toronto. On y a pensé assez souvent au cours de la saison morte. C’est un peu un match revanche qui nous attend.»
Les Alouettes étaient largement favoris. Mais comme tout le monde le sait, jouer sa saison sur un match est un sport dangereux.
Comme si ce n’était pas assez, ils s’étaient battus eux-mêmes lors de cette journée fatidique de novembre dernier.
«Je l’ai encore sur le cœur, continue Dequoy.
«Mais c’est la réalité de ce sport-là. Tu peux être la meilleure équipe, mais si ton exécution fait défaut, tu ne peux pas gagner. On a commis cinq revirements ce jour-là et on a perdu par trois points. Sinon, les “Argos” n’étaient même pas proches.»
Dequoy fouille dans sa boîte à souvenirs.
