
Lieutenante-gouverneure : une troisième députée libérale dénonce l’appel d’Ottawa
Radio-Canada
La députée libérale fédérale de Fredericton, Jenica Atwin, vient appuyer la démarche des députés Serge Cormier et René Arseneault. Ils s’opposent à la décision du gouvernement Trudeau de faire appel du jugement de la Cour du Banc de la Reine, affirmant que la personne nommée au poste de lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick doit être en mesure de s'acquitter de ses tâches dans les deux langues officielles.
Par voie de communiqué, mercredi avant-midi, Jenica Atwin regrette que trop souvent, le fait francophone n’a pas la place qu’il devrait lui revenir au sein de nos institutions.
« Je comprends qu’il y a certains éléments de la décision de la Cour du Banc de la Reine qui demandent à être approfondis, mais j’estime que plus de mesures concrètes doivent être mises en œuvre afin de protéger et d’affirmer nos deux langues officielles, dont je suis très fière, au Nouveau-Brunswick et au Canada. »
Elle est d’avis qu’il est sain d’être en mesure de s’exprimer sur des enjeux même s’ils ne correspondent pas à certaines décisions du parti, ce qui le rend plus dynamique et efficace.
Elle affirme comprendre l'importance de la langue dans la définition de l’identité d’une personne et pourquoi il est nécessaire de la protéger.
Des membres de ma famille ne sont plus locuteur de leur langue ancestrale et c’est un profond déchirement de ne pas avoir accès aux ressources pour la revitaliser. Je suis une alliée des communautés acadiennes et francophones au Canada, et je réclame également plus de droits et de protections afin de revitaliser, promouvoir et protéger les langues autochtones sur l’ensemble du territoire, indique-t-elle.
Lundi, les députés Serge Cormier, d’Acadie-Bathurst, et René Arseneault, de Madawaska-Restigouche, ont dénoncé le geste de leur gouvernement.
Je suis extrêmement, extrêmement déçu de la décision de porter cela en appel. Une des raisons [de faire appel] est au niveau de certaines questions constitutionnelles, mais je pense qu’on aurait pu éviter tout ça si on avait nommé une personne bilingue dans cette position, croit Serge Cormier.
René Arseneault s’est dit dans l'embarras et partage les mêmes inquiétudes que son collègue.
