
Le projet de loi du ministre Fitzgibbon permet la modulation de vos tarifs d’Hydro-Québec en 2026
TVA Nouvelles
Le gouvernement Legault va utiliser l’argent des Québécois pour compenser Hydro-Québec et limiter leur hausse de tarif à 3% maximum d’ici deux ans. À compter de 2026, une modulation selon l’heure et l’intensité pourrait être imposée aux consommateurs.
En déposant son projet de loi «assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques», le super-ministre Pierre Fitzgibbon a confirmé que les tarifs d’électricité des clients résidentiels, commerciaux et industriels augmenteront, dès 2026.
Il souhaite que le Québec devienne le premier État en Amérique à atteindre la carboneutralité d’ici 2050. Il y a toutefois un coût à cette transition.
Le gouvernement Legault promet toutefois de protéger les tarifs résidentiels pour les deux prochaines années avec un mécanisme de compensation. La hausse sera limitée à 3% grâce à un fonds qui sera créé pour permettre au gouvernement d’atténuer les pertes d’Hydro-Québec.
Ce fonds qui pourrait coûter «entre 100 millions $» et «300 millions $ par année» aux contribuables n’est toutefois pas inscrit dans la loi. Il pourra être aboli à tout moment, selon les intérêts du gouvernement au pouvoir.
En parallèle, la Régie de l’énergie aura le rôle central de revoir les tarifs aux trois ans, selon les coûts réels d’Hydro-Québec pour la production et la distribution d’électricité.
«La Régie va fixer la tarification basée sur le coût de service. Pour le résidentiel, ça pourrait être 3,4%. Mais, le gouvernement (...) aura un budget pour venir compenser Hydro-Québec qui va charger 3% [aux clients]», a expliqué le ministre de l’Énergie.
Ce seront les impôts des contribuables qui compenseront le manque à gagner d’Hydro-Québec. «À un moment donné, il faut que le monde paie», déclare M. Fitzgibbon.
Il «n’y aura pas de choc tarifaire à court terme», dit-il, même pour les secteurs industriels et commerciaux.
