
Le Parti vert du Canada énonce ses priorités pour la session parlementaire
Radio-Canada
À l’occasion de la rentrée parlementaire à Ottawa, le Parti vert du Canada a énoncé ses priorités pour la prochaine session. Alors que le climat va retenir l’attention des deux députés du parti présents à la Chambre des communes, les enjeux liés à l’inflation et au revenu minimum seront aussi discutés.
Le chef intérimaire du Parti vert du Canada, le Dr Amita Kuttner, a présenté ses priorités lors d’un point de presse à Ottawa mercredi matin. Le Dr Kuttner était accompagné pour l’occasion des deux députés verts à la Chambre des communes, Elizabeth May et Mike Morrice.
D’emblée, le chef intérimaire a rappelé que lors de sa tournée canadienne, il a entendu les préoccupations des Canadiens. Selon lui, les gens sont inquiets à propos de leurs besoins de base, notamment l’accès à la nourriture, à l’eau, au logement, aux soins de santé [qui] ne sont plus garantis dans ce pays.
La crise liée à l’inflation et la crise climatique ont les mêmes causes, a estimé le Dr Kuttner. Pour les résorber, il faut selon lui transformer notre économie.
Pour cela, il souligne trois éléments qui sont nécessaires : l’instauration d’un revenu minimum, l’utilisation d’un indicateur du développement (et ne pas seulement se fier au produit intérieur brut), et le développement d’une économie circulaire locale.
Nous avons besoin de devenir autosuffisants, a plaidé le Dr Kuttner durant le point de presse.
Pour la députée de Saanich–Gulf Islands, Elizabeth May, les trois priorités du Parti vert du Canada : Climat, climat, climat. Elle a martelé que le Canada est à la croisée des chemins en matière de climat.
« On ne peut plus continuer de prétendre que l’industrie des combustibles fossiles, et plus précisément son développement [...] est compatible avec notre survie en tant qu’humanité. »
Mme May a aussi dénoncé le fait que nous sommes confrontés à du racisme environnemental, et qu’il faut davantage de justice climatique. Elle a cité au passage le débat entourant le projet de loi 226, qui vise justement dans son libellé le racisme environnemental.
