
Le gouvernement du Manitoba retire officiellement 5 projets de loi controversés
Radio-Canada
Chose promise, chose due : le gouvernement progressiste-conservateur du Manitoba a retiré cinq projets de loi qui avaient fait l’objet d’une forte opposition, lors de la reprise des travaux au palais législatif mercredi.
En fin de compte, je pense que ce n’est pas un signe de faiblesse lorsqu’un gouvernement écoute les gens. C’est un signe de force, déclare le premier ministre par intérim, Kelvin Goertzen.
Le projet de loi 64 qui portait sur la modernisation de l’éducation, a suscité le plus de controverse. Il prévoyait d’abolir 37 divisions scolaires et de les remplacer par une seule autorité provinciale. Seule la Division scolaire franco-manitobaine devait être maintenue.
Des centaines de personnes s’étaient inscrites pour participer aux audiences publiques sur ce projet de loi. De nombreuses personnes ont fait connaître leur désaccord avec la loi 64 avec des affiches partout dans la province cet été.
Parmi les autres projets de loi qui ont été retirés figure un amendement au projet de loi 35, sur la protection des contribuables et la réforme réglementaire en matière de services publics. Cette dernière réforme aurait permis au gouvernement de définir lui-même les tarifs d’électricité sans passer par la Régie des services publics.
Il y avait aussi un amendement proposé à la Loi sur les relations du travail qui éliminait l’arbitrage obligatoire lorsqu’un conflit de travail dure plus de 60 jours. Un autre projet de loi concernait la vente d’alcool.
Le cinquième visait à permettre aux exploitants d’infrastructures essentielles d’obtenir une ordonnance du tribunal dans le but d’établir un périmètre de protection contre des manifestants.
