
Le G7 veut montrer un front uni face aux « agresseurs mondiaux »
TVA Nouvelles
Les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont retrouvés samedi à Liverpool, dans le nord de l’Angleterre, pour montrer leur unité contre les « agresseurs mondiaux », dénonçant d’emblée les manœuvres de la Russie à la frontière ukrainienne.
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« Nous devons nous rassembler avec force pour faire face aux agresseurs qui tentent de limiter le champ de la liberté et de la démocratie », a lancé la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss, dont le pays assure la présidence du G7, à l’ouverture de cette rencontre de deux jours.
« Pour cela, nous devons parler absolument d’une seule voix », a-t-elle ajouté, appelant de ses vœux une réflexion pour « réduire la dépendance stratégique » et renforcer l’« architecture de sécurité » des grandes puissances qui se réclament du camp démocratique face aux « régimes autoritaires ».
Si elle n’a pas nommé ces adversaires, ces propos s’inscrivent dans la volonté, notamment des États-Unis, de faire participer le G7 à la stratégie occidentale pour contrer les ambitions de la Chine sur la scène mondiale.
Dans l’immédiat, c’est surtout un autre rival qui est dans le viseur : Moscou, que Washington, les Européens et Kiev accusent depuis quelques semaines de préparatifs pour éventuellement envahir l’Ukraine, ce que le Kremlin dément.
Le gouvernement américain a annoncé samedi qu’il dépêchait sa secrétaire d’État adjointe chargée de l’Europe, Karen Donfried, en Ukraine et Russie de lundi à mercredi, en quête de « progrès diplomatiques pour mettre fin au conflit dans le Donbass », dans l’est de l’Ukraine, « en mettant en œuvre les accords de Minsk ».
Ces accords conclus en 2015 pour mettre fin à la guerre qui a éclaté un an plus tôt dans cette région ukrainienne entre les forces de Kiev et des séparatistes prorusses n’ont jamais été vraiment respectés.
