
Le «violeur au dentier» restera incarcéré
TVA Nouvelles
Présentant un risque de récidive trop élevé, le prédateur sexuel multirécidiviste surnommé le « violeur au dentier » restera derrière les barreaux. Un beau cadeau de Noël avant le temps pour les survivantes.
« Le spectre de savoir qu’il pouvait faire de nouvelles victimes me hantait, ça venait me chercher énormément. Alors [cette décision] vient apaiser cette inquiétude. Je vais pouvoir célébrer les Fêtes en me disant « mission accomplie » », laisse tomber avec soulagement l’une des survivantes de Jacques Groleau, dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.
Dans une décision rendue le 22 décembre, la Commissaire des libérations conditionnelles du Canada, Jessie Landry-Marquis, a tranché : Jacques Groleau, agresseur sexuel surnommé le « violeur au dentier » car le sien avait été retrouvé sur le lieu d’un crime, ne retournera pas vivre en communauté.
« Vous ne semblez pas conscient de vos facteurs de risque ni de la dangerosité que vous présentez. De plus, votre rigidité à vous investir en profondeur et avec honnêteté dans votre programme crée incontestablement des barrières à votre évolution thérapeutique », indique la Commissaire.
Cette dernière indique par ailleurs être « convaincue » que l’homme qui a fait au moins huit victimes présente un trop grand risque de récidive « inacceptable pour la société », peut-on lire dans le document de 11 pages.
Libéré d’office avec de strictes conditions en avril 2021, l’homme de 60 ans avait été réincarcéré cinq mois plus tard.
Le dangereux criminel multirécidiviste envoyait de trop nombreux signaux quant à un risque de récidive, selon les agents qui l’encadraient à sa maison de transition.
Il avait alors été entendu le 15 décembre dernier, par la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) afin de déterminer s’il pouvait retourner vivre en collectivité ou s’il resterait emprisonné.
Pour les deux survivantes du prédateur sexuel, qui ont pris leur courage à deux mains pour témoigner lors de l’audience du 15 décembre en racontant leur agression, la révocation de la liberté de leur agresseur a un goût de victoire.
