
La surchauffe du marché immobilier entraîne une forte diminution des inspections
Radio-Canada
La concurrence entre acheteurs est tellement féroce dans le marché immobilier en Ontario que la plupart sont prêts à faire l'acquisition d'une résidence sans exiger une inspection, rapportent inspecteurs et courtiers.
Ce phénomène répandu depuis plusieurs années dans le Grand Toronto se voit maintenant dans différentes régions, y compris celles de Windsor et Peterborough.
Len Inkster, inspecteur et membre de la direction de l'Association ontarienne des inspecteurs accrédités de maison, estime qu'une inspection est faite avant la vente de seulement 15 % des résidences vendues actuellement dans la province.
« C'est de la folie. [Les acheteurs] risquent tout. »
Il note que certains vendeurs à Toronto, notamment, offrent aux acheteurs potentiels un rapport de préinspection, afin d'éviter les offres conditionnelles. Mais ce n'est pas toujours le cas.
La diminution des inspections est telle que, selon M. Inkster, jusqu'à 60 % des inspecteurs ont quitté la profession depuis 2017, faute de travail.
L'agent immobilier de Peterborough John Hope de la firme ReMax a lui aussi constaté une diminution marquée des inspections.
Il ajoute que même si le vendeur a payé pour un rapport de préinspection, les acheteurs ont souvent peu de temps pour en lire les détails. C'est toujours vite, vite, vite, dit-il.
L'inspecteur de la région de Windsor-Essex Bradley Labute raconte que la moitié des inspections qu'il fait maintenant sont pour des propriétaires qui ont déjà acheté une maison. Le quart de ces résidences ont des problèmes majeurs, dit-il.
