
La primaire populaire en France envenime les divisions à gauche
TVA Nouvelles
Les candidats de gauche à l'élection présidentielle en France se chamaillaient lundi sur leur légitimité respective, au lendemain de la victoire de l'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira à la «primaire populaire», consultation citoyenne censée promouvoir l'unité d'un camp très affaibli.
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Les sondages donnent invariablement une gauche éliminée dès le premier tour, comme en 2017, et à un niveau historiquement bas, seul Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, gauche radicale) approchant les 10%.
Pour conjurer ce risque, 392 000 sympathisants de gauche ont voté par internet de jeudi à dimanche, en attribuant une mention, allant de «très bien», à «insuffisant», à chacune des sept personnalités proposées, y compris M. Mélenchon et les candidats écologiste Yannick Jadot et socialiste Anne Hidalgo, qui ont pourtant tous les trois récusé cette consultation.
Sans surprise, c'est Mme Taubira, la responsable la plus importante inscrite de son propre chef, qui l'a emporté, et son appel au rassemblement derrière sa candidature s'est heurté au rejet unanime de ses concurrents.
«Elle a enfilé la chaussure qui a été préparée pour elle, je ne suis pas concerné», a répliqué Jean-Luc Mélenchon, tandis que Yannick Jadot comme Anne Hidalgo déploraient «une candidature de plus» à gauche, soit l'inverse de l'objectif recherché.
