
La hausse du prix du lait fait craindre des difficultés pour certaines familles
Radio-Canada
Les banques alimentaires et d’autres intervenants craignent les effets de la hausse imminente du prix du lait et des produits laitiers sur les familles à faible revenu.
La Commission des produits de ferme du Nouveau-Brunswick a annoncé cette semaine que le prix du litre de lait dans la province va augmenter de 10 ¢ le 1er février.
Cela signifie que tout contenant d’un litre de lait va coûter au moins 1,93 $. Il s’agit d’une hausse d’environ 5,5 %.
Dans le cas d’une famille de quatre personnes, cela représente une dépense d’environ 200 $ qui s’ajoute aux coûts de l’épicerie estimés à 14 000 $ par année, souligne Sylvain Charlebois, professeur et directeur d’un centre d'études en agroalimentaire à l’Université Dalhousie. Il estime que de nombreuses familles vont ressentir les effets de cette hausse.
Ce sera difficile, prédit également Donna Linton, de la banque alimentaire de St. Stephen. Beaucoup de gens consomment du lait, souligne-t-elle.
La banque alimentaire manque déjà parfois de moyens pour acheter du lait, explique Mme Linton. La hausse du prix va réduire le pouvoir d’achat de l’organisme alors que de plus en plus de familles font appel à ses services. La banque alimentaire envisage de rationner le lait afin de desservir en priorité les familles qui comprennent des enfants.
Les familles qui bénéficient du programme de distribution de lait dans les écoles ne verront toutefois aucun changement, selon la Commission des produits de ferme.
La hausse du prix du lait est nécessaire pour que les producteurs demeurent en affaires, selon le président de la Commission, Bob Shannon.
Le prix de la moulée servant à nourrir les vaches a augmenté de 27 % en un an et demi, précise le président de l’organisme Producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick, Wietze Dykstra, qui représente 168 fermes laitières.
