La frustration monte au Toronto FC
Radio-Canada
Pendant que les joueurs du Toronto FC saluaient le retour à l’entraînement des vedettes italiennes Lorenzo Insigne et Federico Bernardeschi, la direction de l’équipe tente de gérer un climat qui commence à se détériorer.
L’équipe s’est inclinée samedi soir 1-0 devant Austin, reléguant les Torontois au tout dernier rang du classement général avec seulement 2 victoires en 14 matchs (2-5-7). Ils n’ont pas marqué depuis le 29 avril contre le New York City FC. Une léthargie de 404 minutes.
Hors MLS, ce n’est guère mieux. L’équipe a été éliminée d’emblée du Championnat canadien après une défaite de 2-1 contre le CF Montréal le 9 mai.
Bernardeschi ne s’est pas fait prier pour résumer le fond de sa pensée au terme du match au Texas. Il a passé un message qui semblait directement s’adresser à son entraîneur Bob Bradley.
Nous ne jouons pas. Nous faisons de longues passes. Nous ne savons pas comment jouer, a affirmé le quatrième joueur pour le salaire dans la ligue à 6,295 millions de dollars.
Cette ville et ces partisans ne méritent pas cela. Et je crois que nous devons changer quelque chose. Nous devons avoir un plan quant à notre manière de jouer, c’est le problème que j’ai. C’est impossible de jouer dans ces circonstances-ci, a-t-il ajouté.
Quel est le vrai problème? L’exécution du plan de match ou le plan en soi?
Nous n’avons aucune structure. Lorsqu’un joueur a le ballon, il ne sait pas où le passer. Nous n’apprenons pas cela à l’entraînement, a poursuivi l’attaquant. Nous perdons chaque rencontre. Un match nul, une défaite, un match nul, une défaite… Parfois, nous gagnons. Mais je n’en crois pas mes yeux, sincèrement. C’est nocif pour les jeunes joueurs. Ils doivent se développer avec une meilleure image du soccer.
Insigne était absent de la rencontre de samedi. Bradley a expliqué que son attaquant de 31 ans avait mal atterri d’un saut effectué plus tôt cette semaine contre les Red Bulls de New York.
