La croissance s’est nettement accélérée au 4e trimestre aux États-Unis
Radio-Canada
Le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a enregistré une croissance de 5,7 % en 2021, sa plus forte hausse depuis 1984, un fort rebond après la contraction historique enregistrée en 2020 provoquée par la pandémie, selon une estimation préliminaire du département du Commerce publiée jeudi.
Les dépenses de consommation des ménages, qui représentent près des trois quarts de l'économie américaine, ont bondi de 7,9 %. Elles avaient chuté de 3,9 % en 2020.
En 2020, la crise de la COVID avait provoqué une contraction de 3,5 % du produit intérieur brutPIB des États-Unis, la plus forte baisse depuis 1946.
La croissance est plus forte qu'attendu par la banque centrale américaine (Fed) qui anticipait un rebond de 5,5 % en 2021 et par le Fonds monétaire international (FMI) qui attendait 5,6 %.
Sur le seul quatrième trimestre, la croissance s'est accélérée, à 6,9 % en rythme annualisé, bien plus qu'attendu par les analystes, qui la voyaient bondir à 5,6 %.
Le produit intérieur brutPIB du quatrième trimestre est, par ailleurs, supérieur de 3,1 % à celui du quatrième trimestre 2019, le dernier avant la pandémie de COVID-19.
Les États-Unis privilégient la croissance du produit intérieur brutPIB en rythme annualisé, c'est-à-dire par rapport au trimestre précédent tout en projetant l'évolution du dernier trimestre connu sur l'année entière. Cela permet de donner une idée de la croissance annuelle si le rythme observé sur ces trois mois se maintenait.
Mais d'autres économies avancées, comme la France, utilisent la comparaison d'un trimestre sur l'autre sans l'annualiser. En prenant ce mode de calcul, la croissance d'octobre à décembre a été de 1,7 %. Et en comparant le quatrième trimestre 2021 au quatrième trimestre 2020, comme le fait la Chine par exemple, elle s'est élevée à 5,5 %.
La croissance avait été forte en début d'année dernière, sous l'effet des plans de relance massifs qui avaient dopé les dépenses de consommation, puis d'un reflux de la pandémie grâce à une campagne active de vaccination au printemps. Elle avait ensuite rebondi de 6,4 % au premier trimestre, puis de 6,7 % au deuxième.
