
L’Ontario ne fait pas assez contre les inondations selon la vérificatrice générale
Radio-Canada
Selon le rapport 2022 de la vérificatrice générale, Bonnie Lysyk, la province n’en fait pas assez pour prévenir les inondations en milieu urbain, alors que ces problèmes pourraient devenir de plus en plus fréquents à l’avenir.
Le rapport de Mme Lysyk pointe le fait que la province n’a pas clarifié son engagement vis-à-vis de cet enjeu et n’a pas soutenu adéquatement les municipalités pour y faire face.
Elle ajoute qu’il ne s’agit pas seulement d’un problème qui concerne les 3 % d’Ontariens qui vivent près des rivières.
Tous les Ontariens qui vivent en ville, villages et petites communautés peuvent être touchés par des inondations, indique-t-elle, tout en ajoutant que le coût de ne pas anticiper ce risque pourrait s'avérer élevé.
Elle recommande de mettre à jour le code du bâtiment, d’améliorer la cartographie des zones à risque et une meilleure protection des espaces naturels tels que les terres humides.
Bonnie Lysyk estime qu’il y a un écart entre la cartographie des zones inondables de la province et la capacité des municipalités à s’y préparer.
Cynthia Wilkey est la co-présidente du comité de West Don Lands. Elle estime que même à Toronto, cette anticipation des risques est nécessaire. Elle explique qu’il y a une dizaine d'années, le centre-ville était à risque face aux inondations de la rivière Don. Des groupes de pression ont permis la création d’un plan de protection des rives à l’ouest de la rivière.
« Ça n’a pas été facile de faire comprendre aux gens que c’était nécessaire. Ça coûte de l’argent de le faire, mais ça a protégé des milliards de dollars pour le secteur immobilier, sans compter les vies humaines »
Si vous ne planifiez pas à l’avance, il peut y avoir de terribles et tragiques conséquences, insiste-t-elle.

Au coude-à-coude avec sa rivale libérale Tatiana Auguste, la candidate du Bloc québécois, Nathalie Sinclair-Desgagné, pourra compter sur l’appui du Parti québécois lors de l’élection partielle dans Terrebonne le 13 avril. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a appuyé ses efforts de porte-à-porte dans cette circonscription où le dernier scrutin ne s’était joué que sur un seul vote. La Cour suprême du Canada avait ensuite exigé la reprise de cette élection à la suite d’une irrégularité qui avait potentiellement faussé le résultat. Le reportage de Charles-Antoine Boulanger.












