
L'arme du crime aurait été trouvée, mais pas saisie
TVA Nouvelles
Un enquêteur de la police de Laval a attendu huit ans après le meurtre de Nadia Panarello avant de mentionner dans un rapport qu’il avait trouvé dans sa résidence un couteau qui aurait pu servir à la tuer en février 2004.
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« À ce moment-là, on m’a dit que ce n’était pas important. On ne l’a pas saisi, donc on n’a pas de photos », s’est justifié mardi à la cour Antony Donato, ex-enquêteur du Service de police de Laval.
Alors que l’enquête s’amorçait, ce dernier s’était vu confier la tâche de remplir des rapports de pièces à conviction durant la perquisition de la maison.
« Moi, cette journée-là, je suis une secrétaire. Je fais ce qu’on me dit », a-t-il poursuivi pour tenter d’expliquer pourquoi ce n’est qu’en juillet 2012 qu’il fait mention du couteau dans un rapport.
M. Donato témoignait mardi dans le cadre du procès d’Ernesto Fera, 55 ans, au palais de justice de Saint-Jérôme.
Celui-ci est accusé d’avoir tué son épouse, le 12 février 2004, dans la maison où ils vivaient avec leurs deux filles de 10 et 14 ans, à Laval.
Le corps de Mme Panarello a été découvert dans la salle de bain de la chambre principale, en fin d’avant-midi.
La poursuite prétend que son mari l’a assassinée de 30 coups de couteau pour pouvoir rembourser ses dettes avec les assurances vie.
