
L’année où les salariés québécois ont eu le gros bout du bâton
TVA Nouvelles
Le sujet a occupé une partie de l’avant-scène économique en 2021, il y restera en 2022 et pour quelques années encore : la pénurie de main-d’œuvre.
Je compatis avec les entrepreneurs pour qui le phénomène complique gravement l’existence. D’un autre côté, il faut rappeler aux travailleurs qu’ils se trouvent dans une situation inédite : le gros bout du bâton, il se trouve désormais entre leurs mains. Voilà l’occasion d’améliorer leurs conditions.
Ça peut paraître opportuniste, mais c’est d’abord une question de nécessité. L’autre phénomène qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois, c’est la hausse du coût de la vie.
Les travailleurs à plus faible revenu ne doivent pas rater leur chance.
« Pour les employés qui gagnent moins de 25 $ l’heure, une paie plus élevée l’emportera haut la main sur toutes les autres considérations », souligne Marc Chartrand, conseiller en ressources humaines (CRHA) chez PCI Rémunération-Conseil.
Garder ceci à l’esprit : 3 % de plus arrachés aujourd’hui se répercuteront sur toutes les hausses subséquentes.
Vous avez négocié mollement ces derniers mois ? Vous aurez l’occasion de vous reprendre en 2022. Restez à l’affût des tendances en rémunération dans votre domaine. Consignez vos faits d’armes. Notez en quoi vous vous améliorez. Prouvez que vous seriez irremplaçable même sans pénurie de main-d’œuvre.
Chez les salariés les plus choyés, la grosse paie flattera toujours l’ego. Toutefois, il arrive un point où l’importance relative du salaire diminue par rapport aux conditions qui favorisent l’équilibre boulot-famille : télétravail, flexibilité des horaires, semaines écourtées, etc.
On maudira longtemps la pandémie, mais elle aura apporté des progrès sur ce front.
