
Kahsennenhawe Sky-Deer ou le renouvellement du leadership autochtone par les femmes
Radio-Canada
Un peu plus d’un an après son élection à la tête de la communauté mohawk de Kahnawake, la grande cheffe Kahsennenhawe Sky-Deer dresse un bilan positif de son leadership. Malgré des mois particulièrement occupés et plusieurs dossiers en suspens, elle revient sur les enjeux qui ont marqué sa première année au pouvoir, lors d’une entrevue accordée à Espaces autochtones.
Certes, la victoire de Mme Sky-Deer, la première femme élue grande cheffe de Kahnawake, ainsi que la première personne LGBTQ, est historique et l’a rendue très fière. L’engouement pour la nouvelle grande cheffe a été important dans les médias, et elle a dû gérer les nombreuses demandes d'entrevue. Ses trois premières semaines au pouvoir ont été particulièrement prenantes, indique Mme Sky-Deer.
Il lui a aussi fallu gérer les nouveaux membres élus au Conseil mohawk, dont certains l’ont été pour la première fois et étaient des novices en politique. Ils ont dû prendre leurs marques et apprendre leur rôle, convient Mme Sky-Deer.
Il y en a trois qui sont plus jeunes que moi, déclare la grande cheffe de 42 ans. Elle constate que chaque membre du conseil apporte ses expériences, et qu’ils représentent bien la communauté. Ils ont le soutien de tous, affirme-t-elle.
La transparence et l’accessibilité des élus du Conseil mohawk de Kahnawake pour la population étaient l’un des engagements de Mme Sky-Deer. Nous sommes leurs représentants, insiste-t-elle, ajoutant que les élus travaillent tous pour la communauté. Nous prenons le contrôle de nos institutions, par nous et pour nous, note-t-elle.
Elle ajoute que les élus sont disponibles pour les membres de la communauté sur les réseaux sociaux et sur les plateformes numériques. Le site web du Conseil diffuse aussi un nombre croissant de communiqués pour assurer la diffusion des informations qui touchent les membres.
Sa rencontre avec la gouverneure générale du Canada, Mary Simon, la cheffe de l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald, et la grande cheffe du Grand Conseil des Cris, Mandy Gull-Masty, trois femmes, illustre une nouvelle manière de concevoir le leadership des Premières Nations, croit-elle.
Elle souligne également l’invitation qu’elle a reçue peu de temps après son élection pour se rendre à Mexico célébrer 500 ans de résistance des Premières Nations. Elle souhaite bâtir des relations avec d’autres communautés autochtones de l’île de la Tortue.
Car la recherche de partenaires parmi les autres Premières Nations permet de faire progresser les dossiers et de créer des opportunités pour le développement économique pour la communauté mohawk de Kahnawake.

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