
Julie Doucet, 1re Québécoise à gagner le Grand Prix du Festival de la BD d’Angoulême
Radio-Canada
La bédéiste montréalaise Julie Doucet est devenue mercredi la première personne du Québec à remporter le Grand Prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, pour sa carrière marquée par les fanzines Dirty Plotte. Elle est également la troisième femme à remporter ce prix remis depuis 1974 par le plus grand festival de BD francophone au monde.
C’est énorme, c’est la plus grande récompense dans le monde de la bande dessinée. Je suis dépassée par les événements, a affirmé l’artiste native de Saint-Lambert, sur la rive-sude de Montréal, en entrevue avec le journaliste Louis-Philippe Ouimet.
Figure marquante de la bande dessinée alternative des années 1990 aux États-Unis, Julie Doucet s’est d’abord fait connaître pour ses fanzines en anglais, dont la série Dirty Plotte, publiée par l’éditeur montréalais Drawn & Quarterly.
Mon style est un style qu’on pourrait appeler underground, autobiographique. Je parle largement de mes propres expériences en tant que jeune femme; mes peurs, mes angoisses, explique Julie Doucet.
« C’est impensable, inimaginable. Je n’aurais jamais cru que la petite fille que j’étais ferait des fanzines toute sa vie. »
Pour tenter de vivre de son art, Julie Doucet a dû s’exiler aux États-Unis, à New York puis à Seattle. Elle raconte dans son œuvre son parcours difficile en tant que femme bédéiste dans un milieu très masculin. Les dessins et les textes, crus et subversifs, ont été célébrés pour leur message féministe.
Celle qui a cessé de publier Dirty Plotte en 1999 ne s’attendait jamais à connaître un tel engouement pour ses bandes dessinées, et encore moins à remporter un prix à Angoulême. Du moins, ce n’était pas dans ses plans à ses débuts, alors qu’elle distribuait son fanzine elle-même dans les librairies et les disquaires.
Il faut se remettre dans le contexte. À l’époque, il n’y avait pas d’éditeurs, je faisais un petit fanzine autopublié. Je le faisais vraiment pour moi-même, je m’exprimais, je mettais mes tripes sur la table, a-t-elle expliqué.
Je ne pensais pas être lue par des milliers de personnes, alors je n’avais aucun sens de la censure. C’était un peu une thérapie, jusqu’à un certain point. Je pensais être seule aussi à me sentir de cette façon-là, à ne pas m’identifier tant que ça à des rôles féminins, à ne pas me sentir conforme en tant que femme.

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