Joe Biden annonce des sanctions contre la Russie
Radio-Canada
Joe Biden a dénoncé mardi « le début d'une invasion russe de l'Ukraine », annonçant que les États-Unis continueraient à fournir des armes « défensives » à Kiev au lendemain de l’annonce par Moscou de la reconnaissance de régions séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.
Le président russe a directement attaqué le droit de l'Ukraine à exister, a déclaré M. Biden en annonçant des sanction contre la Russie avant d'ajouter qu'il était encore temps d'éviter le pire en Ukraine.
Dans une adresse à la nation depuis la Maison-Blanche, Joe Biden a évoqué une première tranche de sanctions qui doivent couper la Russie des financements occidentaux et visent les élites russes ainsi que des institutions financières.
« Nous mettons en place de vastes sanctions sur la dette souveraine russe. Cela signifie que nous coupons le gouvernement russe du financement occidental. »
J'ai autorisé le redéploiement de forces américaines déjà positionnées en Europe pour renforcer nos alliés baltes, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, a ajouté le président américain.
Plus tôt, le chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé suspendre l'autorisation du gazoduc controversé Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne, après la reconnaissance par Moscou de l'indépendance de provinces ukrainiennes prorusses, et a menacé d'imposer « d'autres sanctions ».
Sans cette certification, Nord Stream 2 ne peut pas être mis en service, a déclaré M. Scholz lors d'une conférence de presse à Berlin avec le premier ministre irlandais Micheal Martin, ajoutant que le dossier allait être réexaminé par le gouvernement allemand.
J'ai demandé au ministère de l'Économie et à l'agence fédérale de certification du projet de suspendre leurs travaux de certification, a précisé Olaf Scholz.
« Nous ne pourrons pas accepter la reconnaissance (des provinces prorusses), c'est pourquoi il est si important de réagir maintenant et rapidement. »

À l'approche du deuxième et dernier tour des élections municipales dimanche en France, les yeux sont rivés sur Marseille. La deuxième plus grande ville de France pourrait élire le Rassemblement national pour la première fois de son histoire, alors que le maire sortant est au coude-à-coude avec le candidat de la droite du RN. Le reportage de notre correspondante Tamara Altéresco.












