
Invasion ukrainienne dans Koursk: Vladimir Poutine est dans «le déni», selon un analyste
TVA Nouvelles
Si la majorité des États qui seraient confrontés à une invasion terrestre de son territoire avait le réflexe de sonner l’alarme et de réagir rapidement pour empêcher la progression de l’ennemi, le régime de Vladimir Poutine a eu la réponse contraire lorsqu’il a été confronté à l’offensive ukrainienne dans la région de Koursk le 6 août dernier.
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Plusieurs se seraient attendus à «une réponse rapide, massive et brutale de la Russie, [mais] Poutine a choisi une tout autre stratégie: le déni», constate l’écrivain et ancien officier français Guillaume Ancel.
«Le "maître du Kremlin" limite autant que possible ses commentaires sur l’opération ukrainienne contre la région de Koursk, en ne parlant que d’une "opération terroriste" à laquelle il convient de ne pas consacrer trop de temps», explique l’analyste sur son blogue Ne pas subir.
D’ailleurs, selon M. Ancel, Vladimir Poutine a profité de ces moments pour aller visiter des coins de son pays où il n’avait pas mis les pieds depuis de nombreuses années, «comme la Tchétchénie».
«Il voulait montrer à sa population le peu d’intérêt qu’il portait au sujet, et à l’Ukraine qu’il partait exactement en sens inverse du piège qui lui était tendu», écrit-il.
«Et pourtant, avec déjà trois semaines d’occupation et plus de 1000 km2 de territoire russe occupés dans la région de Koursk, l’échec de la riposte russe est patent et la confusion règne sur son propre territoire», soulève l’ancien homme militaire.
D'ailleurs, une image manipulée par la propagande ukrainienne en mars dernier a refait surface sur les réseaux sociaux, visant à illustrer le déni du président russe. Anton Gerashchenko, ancien conseiller au ministre des Affaires internes ukrainien, a partagé cette fausse image sur son compte X dimanche dernier.
