
Grève des ambulanciers : des impacts indéniables sur les bancs d’école
Radio-Canada
Une vingtaine d'étudiants en soins préhospitaliers d'urgence pourraient ne pas graduer cette année au Cégep de Sherbrooke, faute de stage.
L'inquiétude s'amplifie chez les finissants en soins préhospitaliers d'urgence au Cégep de Sherbrooke. Leur stage ultime pourrait être annulé en raison du conflit de travail entre les ambulanciers paramédicaux et Québec. À Sherbrooke, l'entrée sur le marché du travail pourrait être reportée pour une vingtaine de finissants. La majorité des compagnies ambulancières ferment leurs portes aux stagiaires tant et aussi longtemps qu’il n’y aura pas d'entente avec Québec, alors que les salariés sont en grève administrative illimitée. Certains sont sans convention collective depuis 2023. Avec la grève, qui a augmenté depuis le 16 février, on est assurés, ou presque, de ne pas avoir de stage, donc on ne gradue pas pour le moment, se désole une finissante en soins préhospitaliers d'urgence et membre de l'association étudiante, Amy Messier. Le président du syndicat des paramédics de l’Estrie-CSN, Samuel Côté, explique qu’il s’agit d’un des rares moyens de pression qui fonctionne, même s’ils ne prennent pas plaisir à le faire. Quand on ne les a pas dans nos ambulances, ça fait une certaine pénurie de main-d'œuvre cet été pour certaines compagnies ambulancières.













