
Foresterie : Des Atikamekw et des Innus poursuivent en cour les gouvernements
Radio-Canada
Les gouvernements du Québec et du Canada sont visés.
Près de 40 gardiens du territoire, chefs héréditaires et traditionnels se tournent vers le tribunal pour exiger une reconnaissance de leurs droits sur leur territoire ancestral. Ils souhaitent ainsi freiner l’industrie forestière et garantir le respect de leur mode de vie traditionnel. La demande a été déposée jeudi devant la Cour supérieure du Québec et concerne un territoire qui s’étend entre le fleuve Saint-Laurent, la vallée de la rivière Saint-Maurice et les zones forestières du nord de la Mauricie, peut-on lire. Les demandeurs exigent aussi que les garanties d’approvisionnement, les permis d’intervention octroyés aux entreprises forestières, soient reconnues comme nulles. Cette requête intervient quelques mois après un été marqué par la mise en place de nombreux points de barrage sur le territoire ancestral de différentes nations autochtones du Québec. Ces actions, menées par le regroupement Mamo, qui rassemble des gardiens du territoire issus notamment des nations atikamekw et innues, visaient à montrer leur opposition à la réforme du régime forestier. Ce projet de refonte a fini par être abandonné par le gouvernement caquiste.













