
Exportations de bois d’œuvre: des droits de douane «injustes», dénonce la ministre
TVA Nouvelles
La ministre fédérale du Commerce international estime que les nouveaux droits de douane imposés par les États-Unis sur le bois d’œuvre résineux en provenance du Canada sont «injustes et sans fondement».
Dans un communiqué de presse publié mardi, la ministre Mary Ng a indiqué que les États-Unis ont «considérablement augmenté», voire presque doublé les droits de douane sur le bois d’œuvre résineux en provenance du Canada, les faisant passer de 8,05 % à 14,54 %.
Elle affirme que ces droits «sont injustes et sans fondement» et qu’ils nuisent aux consommateurs et aux producteurs des deux côtés de la frontière.
«Cette dernière mesure nuira davantage aux travailleuses et travailleurs et aux collectivités. Les consommatrices et consommateurs et les entreprises des États-Unis qui ont besoin de bois d’œuvre résineux canadien porteront le fardeau de ces droits, ce qui rendra le logement encore moins abordable pour les Américaines et les Américains», a déclaré Mme Ng.
La ministre souhaite «une solution durable à ce différend de longue date».
Rappelons que le 14 mars 2023, le département du Commerce des États-Unis a entamé son cinquième examen administratif de ses ordonnances d’imposition de droits antidumping et compensateurs sur le bois d’œuvre résineux. Des résultats préliminaires de cet examen ont été publiés le 1er février dernier et les résultats définitifs ont été dévoilés le 13 août.
Le nouveau taux – de 14,54 % – sera ainsi appliqué rétroactivement aux exportations effectuées en 2022 ainsi qu’aux nouvelles exportations de produits de bois d’œuvre résineux vers les États-Unis par des entreprises ayant fait l’objet du cinquième examen administratif.
Le BC Lumber Trade Council, qui représente la majorité des producteurs de bois d’œuvre de la Colombie-Britannique, a estimé que cette augmentation «ne pouvait pas arriver à un pire moment pour les producteurs de bois d’œuvre».
«L’augmentation des tarifs américains sur les produits de bois d’œuvre de la Colombie-Britannique va exacerber les conditions extrêmement difficiles auxquelles sont confrontés les producteurs de la Colombie-Britannique et aura des répercussions sur les activités de fabrication, les emplois et les collectivités de toute la province», peut-on lire dans un communiqué.
