Devant l’ONU, Biden dit vouloir ouvrir une « ère de diplomatie »
Radio-Canada
Joe Biden a assuré mardi devant l'ONU qu'il ne voulait pas d'une « nouvelle guerre froide » avec la Chine et a défendu son attachement au multilatéralisme face à des alliés européens qui l'accusent de faire trop souvent cavalier seul.
Nous ne voulons pas d'une nouvelle guerre froide ou d'un monde divisé en blocs rigides, a déclaré le président des États-Unis à l'occasion du premier discours de son mandat à l'Assemblée générale des Nations unies.
Pour autant, les États-Unis vont participer avec vigueur à la compétition, a-t-il prévenu, sans nommer directement la puissance rivale.
Le président Biden a aussi promis de défendre la démocratie ainsi que ses alliés, et de s'opposer aux tentatives des pays plus forts de dominer les plus faibles.
Son discours à la prestigieuse tribune new-yorkaise de l'ONUOrganisation des Nations unies sera suivi dans la journée par celui du président chinois Xi Jinping, par vidéo préenregistrée.
En prélude à cet échange, le secrétaire général de l'ONUOrganisation des Nations unies, Antonio Guterres, avait appelé Washington et Pékin au dialogue, mettant en garde contre un conflit mondial qui serait beaucoup moins prévisible que la guerre froide.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait aussi déploré lundi une orientation très conflictuelle des États-Unis dans ce bras de fer et avait estimé que les Européens devaient défendre un modèle alternatif.
