
Deuil, inquiétude et espoir en Ontario 5 ans après l’attentat de la mosquée de Québec
Radio-Canada
Il y a cinq ans, l’attentat de la grande mosquée de Québec secouait le pays. La fusillade, qui a fait six morts et plusieurs blessés, a suscité de nombreuses réactions tant au pays qu'à l’échelle internationale ainsi que des inquiétudes au sein des communautés musulmanes en Ontario. Aujourd'hui encore, certaines parmi elles revivent le traumatisme et le deuil ressentis le jour de l’attaque.
Pour des membres de la communauté musulmane en Ontario, ces sentiments sont durement exacerbés par l’attaque de London qui a eu lieu il y a moins d’un an.
Sabena Islam, membre de l’Islamic Society of Kingston (Association islamique de Kingston, traduction libre), dans l’est de la province, mène des campagnes de sensibilisation et des programmes de prévention contre l’islamophobie. Elle explique que des membres de la communauté ressentent toujours l’impact du 29 janvier, qui, selon elle, pourrait se répéter dans le climat actuel.
La fusillade de la mosquée de Québec était dans un lieu de prière, précise-t-elle. Elle souligne cependant que l’islamophobie pourrait se manifester sous différentes formes : le vandalisme dans les espaces religieux, les attaques verbales et physiques contre les personnes visiblement musulmanes ou même l’attaque de la famille Afzaal à London.
Mme Islam confie que revoir les images de la mosquée de Québec à la télévision le jour de l’anniversaire de la tuerie est un rappel effrayant. Je revis la même peur chaque année, admet-elle, après l’attaque, lorsque mes fils et mon père assistaient aux prières à la mosquée, je leur demandais de s’asseoir près des portes de sortie.
Pour Sabena Islam, il est important de lutter contre l’islamophobie sur trois niveaux importants : personnel, institutionnel et structurel.
Elle explique qu'il faut d'abord condamner toute forme de discrimination, et non seulement l'islamophobie.
« Si moi je me sens un jour en sécurité, mais si une personne de confession sikhe ou juive se sent toujours menacée, notre travail ne serait pas fait. »
Elle souligne également qu’il faut signaler tout incident lié à l’islamophobie, même si rien n’est fait par la suite. Selon elle, il faut que les plaintes soient consignées, car cela permet aux autorités de voir la fréquence des incidents.

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