
Des syndicats inquiets du retour du personnel infecté asymptomatique
TVA Nouvelles
Trois syndicats représentant les travailleurs de la santé sont rapidement montés au créneau, mardi, et ont fait part de leurs inquiétudes concernant la décision de Québec de maintenir en poste le personnel soignant infecté par la COVID-19.
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La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) et la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ont ainsi rappelé que la priorité est de protéger les travailleurs de la santé.
«Le réseau n’est pas prêt à faire face aux risques de la décision gouvernementale de ramener du personnel infecté asymptomatique au travail. À l’heure actuelle, on n’est même pas en mesure de tester le personnel dans leur milieu de travail», a affirmé mardi par voie de communiqué, Réjean Leclerc, président de la FSSS-CSN.
Les syndicats ont notamment réclamé l’implantation de mesures de dépistage du personnel dans les établissements de santé, mais aussi de miser sur la ventilation et de mettre l’accent sur l’accès aux équipements de protection individuelle.
«Nous comprenons le contexte d’urgence et la pénurie de personnel qui affecte notre réseau public de santé, mais les mesures annoncées [mardi] visant le maintien en poste de travailleuses et de travailleurs de la santé ayant contracté la COVID comportent un certain nombre de risques», a insisté la présidente de la FSQ-CSQ, Isabelle Dumaine.
«Encore aujourd’hui, le ministère peine à mettre en place les mesures de préventions minimales et les inventaires de N95 ne sont pas complétés. C’est un non-sens!», a déclaré Julie Bouchard, présidente de la FIQ.
De son côté, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a assuré lors de son point de presse qu’il s’agissait d’une «question de gestion de risque».
