
Des milliers de chevreuils d’Anticosti n’ont pas survécu à l’hiver
Le Journal de Montréal
Guides et bûcherons de l’île d’Anticosti ont remarqué un nombre élevé de carcasses de chevreuils à la fin de l’hiver 2025, ce qui pourrait s’expliquer par la sécheresse de l’été dernier.
«J’ai vu des chevreuils morts chaque jour sur les trails que j’ouvre et sur le bord de la mer, surtout des faons et des jeunes d’un an et demi», confie au Journal le bûcheron Stéphane Benoit, qui dégage à la scie à chaîne les sentiers depuis quelques semaines afin de permettre la mobilité des chasseurs de l’automne.
Joint à l’est de l’île, M. Benoit évalue à environ 50 le nombre de bêtes mortes qu’il a aperçues, alors qu’il n’en voyait qu’une ou deux au total au cours des derniers printemps.
Même son de cloche de la part de son patron, Éric Filion, directeur des opérations à Safari Anticosti, qui accompagne de 300 à 400 chasseurs chaque année dans les forêts de l’île. «Je n’avais jamais vu ça. De nombreux jeunes cerfs qui n’ont pas survécu à l’hiver, j’en ai vu une dizaine pendant une seule randonnée il y a quelques jours.»
L’observation d’un nombre exceptionnel de carcasses de chevreuils n’a pas échappé à Gaétan Laprise, un technicien en aménagement de la faune à la retraite de Port-Menier qui mène une veille constante sur le cheptel depuis plus de 45 ans.
