
Des locataires de Granby à risque d’éviction dénoncent la pression exercée par leurs nouveaux propriétaires d’immeubles
TVA Nouvelles
Des locataires de Granby, à risque d’éviction, dénoncent la pression exercée par leurs nouveaux propriétaires d’immeubles. Leur appel à l’aide a été entendu par Québec Solidaire, qui appuie les citoyens dans leur démarche.
Dernièrement, la société de gestion Immeubles Galleon a fait l’acquisition de quatre immeubles à logements du boulevard Fortin, à Granby. Depuis, les locataires auraient reçu à quelques reprises la visite de représentants leur demandant de résilier leur bail, sous prétexte que d’importants travaux doivent être faits.
« Ils veulent évincer tout le monde. C’est cinquante portes à peu près. Malheureusement, plein de gens ont signé. Nous on n’a pas signé, et on veut continuer de se battre », avance Suzanne Gibeault, une locataire qui habite l’endroit depuis près de 6 ans.
Louise Patenaude, 79 ans, habite son logement depuis plus de 22 ans. Des représentants se seraient présentés chez elle à quatre reprises au cours des dernières semaines. Chaque fois, elle a refusé la demande de résiliation.
« Ils m’ont dit [la quatrième fois] que ça ne serait pas drôle quand ils commenceraient les travaux, qu’ils allaient couper l’eau et l’électricité. [...] Ils m’ont dit : pourquoi vous ne signez pas, pourquoi ne pas vous enlever ce stress de vos épaules », se rappelle la dame.
Appel à l'aide
Lundi avant-midi, Christine Labrie et Gabriel Nadeau-Dubois se sont déplacés à Granby pour rencontrer les locataires concernés et pour dénoncer la situation.
« Ils méritent de vieillir à la maison, dans leur appartement en sécurité. Vivre de l’intimidation parce qu’un spéculateur veut faire un coup d’argent, c’est une pression énorme pour ces aînés. », soutient le coporte-parole, qui devait aussi rencontrer en après-midi la mairesse de Granby Julie Bourdon. « On est ici pour se battre avec ces personnes-là qui veulent faire respecter leurs droits. Ce qu’on demande au gouvernement c’est de modifier les règles pour que les locataires soient mieux protégés », ajoute la députée de Sherbrooke.
Québec Solidaire souhaite notamment modifier les balises de la loi Françoise David pour protéger un plus grand nombre de locataires. Actuellement, les aînés de 70 ans et plus à faibles revenus logeant au même endroit depuis plus de 10 ans ne peuvent être évincés de leur appartement.
