
Des citoyens demandent un débat public sur l’industrie porcine
Radio-Canada
À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, la coalition « Mégaporcherie », non merci! » publie un rapport critique sur l’industrie porcine au Québec. Elle demande au gouvernement d’élever ses exigences pour réduire les impacts environnementaux des porcheries.
Alors que le projet de porcheries à Saint-Adelphe est mis sur pause en attendant d’avoir l’appui de la population, la coalition d’experts et de citoyens a cru bon de dresser un portrait historique et critique de l’industrie porcine à partir de recommandations qui avaient déjà été émises par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en 2003.
L’instigatrice de la coalition, Véronique Bégin, assure qu’il n’y a rien de nouveau dans le rapport. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnementBAPE a fait son travail, mais ses recommandations n’ont jamais été suivies, déplore-t-elle. C’est ce qui a motivé la coalition à écrire un rapport.
« Depuis 2003, ça traîne. Il faut vraiment que ça change. Les citoyens sont vraiment tannés. Ils ne veulent plus voir de porcheries ouvrir partout. Il faut que les impacts sur l’environnement soient bien étudiés. »
Véronique Bégin espère que le cas de Saint-Adelphe devienne un exemple pour le reste de l’industrie porcine, mais aussi pour l’industrie agricole en général. Le projet de trois porcheries en Mauricie a été suspendu et un comité a même été créé il y a quelques semaines pour évaluer les impacts d’une telle construction.
Selon la coalition Mégaporcherie, non merci! », le gouvernement devra bientôt agir et à l’aube des élections provinciales, il pourrait s’impliquer davantage.
Rappelons que les éleveurs de porcs du Québec ont eux-mêmes décrété un moratoire temporaire sur les nouvelles productions afin de geler la production et d’écouler les surplus générés par la diminution de la capacité d’abattage d’Olymel.
Avec les informations de Raphaëlle Drouin

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