
Dave Chappelle : liberté d’expression ou discours haineux? Le débat fait rage aux É.-U.
Radio-Canada
Netflix s'est retrouvée plongée dans un débat brûlant sur la liberté d'expression aux États-Unis après la diffusion d'un spectacle du célèbre humoriste Dave Chappelle jugé transphobe par certaines personnes, dont des membres du personnel de l'entreprise de diffusion en continu.
Dans son spectacle The Closer, le monologuiste vedette répond aux critiques l'ayant accusé par le passé de s'être moqué des personnes transgenres en affirmant que le genre est un fait et que ses détracteurs et détractrices sont trop sensibles.
Dans notre pays, vous pouvez tirer et tuer un homme noir, mais ne vous avisez pas de froisser une personne gaie, dit Dave Chappelle, qui est lui-même noir.
Le spectacle a été condamné par certains groupes LGBT+, comme la Gay & Lesbian Alliance Against Defamation (GLAAD), qui a rappelé l'existence d'études ayant montré que la diffusion de stéréotypes sur les minorités avait des conséquences funestes dans le monde réel.
Netflix défend pour le moment l'humoriste et refuse de retirer le spectacle de la plateforme. Toutefois, le géant de la diffusion en continu se retrouve malgré lui pris dans ce qui est sans doute la plus vaste controverse l'ayant secoué jusqu'ici.
Dave Chappelle reste très populaire, un atout pour Netflix face à ses concurrents HBO et Disney. Le montant déboursé par Netflix pour The Closer s'élève à 24 millions de dollars américains (29,7 millions de dollars canadiens), l'artiste ayant fait valoir l'attrait qu'il représentait pour les personnes abonnées au service.
La polémique soulève toutefois une question plus large sur la liberté d'expression et le rôle des géants du divertissement comme Netflix à ce sujet.
