Déambuler dans les rues et se découvrir poète
Radio-Canada
Il est professeur de littérature au Collège Montmorency depuis 15 ans, et auteur de quatre recueils de poésie, Qui s'installe?, Gestes domestiques, Désert et renard du désert et Racines et fictions. Lauréat du Prix d’innovation en enseignement de la poésie du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, Hector Ruiz met en pratique depuis 10 ans la déambulation littéraire auprès de ses étudiants et étudiantes.
Absolument. C’est ce mot, sans équivoque, qu’il répond lorsqu’on lui demande s’il a noté un intérêt croissant pour la poésie chez ses étudiants et étudiantes depuis ses débuts en enseignement. Quand j’ai commencé, il y avait une forme de résistance à lire de la poésie, parce qu’ils [les étudiants et étudiantes] ne se sentaient pas outillés. Je pense que maintenant, c’est un petit peu plus présent dans le discours social et sur les réseaux sociaux.
Décidé, dès son arrivée au cégep, à encourager les jeunes à lire de la poésie et à en écrire, il a mis en pratique une démarche de création apprise lors de sa maîtrise en littérature, qui l’a aidé à rédiger son mémoire, devenu son premier recueil de poésie : la déambulation littéraire.
Nous partons du collège et on descend dans Le Plateau-Mont-Royal, La Petite-Patrie, le Mile End, la Petite-Italie... Je trace un quadrilatère où ils doivent se perdre pendant 1 h 30 et prendre des notes, des photos, qui vont les aider à écrire un poème. Ils vont voir de belles choses, des choses qui vont les surprendre. Quand tu marches, souvent, il y a des souvenirs qui émergent.
Sortir de la classe, aller en ville chercher du matériel pour écrire un poème, puis retravailler le poème en classe. Hector Ruiz est convaincu que cette méthode permet d’acquérir des outils supplémentaires à l’écriture d’un poème.
S’il modifie son corpus littéraire chaque année en raison de la grande production de la poésie québécoise, il remarque un engouement constant pour les poètes Maude Veilleux, Marie-Andrée Gill et Jonathan Lamy.
Apprendre le français grâce à la poésie
C’est grâce à la lecture des poètes maudits, au cégep, que Hector Ruiz s’est intéressé à la poésie. Ça a vraiment frappé mon imaginaire. Ils arrivent à faire quelque chose d’extrêmement beau avec leur souffrance.
Pastichant des sonnets, il a commencé à jouer avec les mots, une façon pour lui d’approfondir son apprentissage de la langue française. C’est à l’université qu’il a découvert la poésie québécoise, notamment Denis Vanier – qui a longtemps été son « dieu » en poésie –, René Lapierre et Carole David.

L’acteur et maître en arts martiaux Chuck Norris s’est éteint à 86 ans. Il s’était d’abord fait connaître du grand public grâce à ses films d’action emblématiques avant de devenir une icône de la culture populaire sur Internet avec le phénomène des « Chuck Norris Facts ». Le reportage de Louis-Philippe Ouimet.

Elle est de retour au Théâtre du Rideau Vert pour incarner la mère du prodige canadien du piano, Glenn Gould. Un autre rôle de mère pour Danielle Proulx, qui avait joué celui, marquant, dans le film «Crazy», et pour lequel elle s'était fortement inspirée de sa propre mère. Louis-Philippe Ouimet a passé 5 minutes en sa compagnie.

Le célèbre groupe coréen de K-Pop BTS fait un retour très attendu dans la sphère publique avec la parution de leur nouvel album, Arirang, ses membres ayant pris une pause afin d’effectuer leur service militaire. En marge de cette sortie est prévu un spectacle public à Séoul, en Corée du Sud, forçant le gouvernement du Canada à émettre un avertissement aux voyageurs canadiens. Jean-Philippe Baril Guérard et Raphaël Bouvier-Auclair nous donnent plus de détails.

Soutensions est la nouvelle pièce de théâtre coup de poing du Théâtre Cercle Molière. Écrite par Amber O’Reilly et mise en scène par la cinéaste Danielle Sturk, dont c’est la première œuvre théâtrale, cette production aborde les thèmes très actuels de la non-maternité et de la liberté du corps féminin.









