
Crise dans le secteur forestier: un licenciement collectif fait mal à une petite municipalité
TVA Nouvelles
Une municipalité de près de 1000 habitants, Saint-Ludger-de-Milot, au Lac-Saint-Jean, a encaissé un coup dur, alors que les 105 travailleurs de la Coopérative forestière Petit Paris ont été licenciés.
Dans un communiqué, la CSN s’est dite «profondément déçue» en apprenant la nouvelle, lundi. Une fermeture temporaire était déjà en cours depuis juin.
«Ça n'augure rien de bon pour l'avenir de l'usine», a indiqué le président de la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM-CSN), Kevin Gagnon. «Surtout dans le contexte actuel, alors que le prix du bois est au plancher et que l'incertitude continue de planer quant à l'approvisionnement.»
Le syndicat a rappelé que la décision récente du département américain du Commerce de hausser la taxe cumulative sur le bois d'œuvre québécois de 8,05 % à 14,54 % n'aidera en rien les exportations vers les États-Unis.
«[Lundi], ce sont les travailleurs de Saint-Ludger qui reçoivent une mauvaise nouvelle, mais d'autres scieries pourraient suivre si le gouvernement du Québec reste inactif face à cette crise qui frappe un secteur clé pour plusieurs régions du Québec», a soutenu Kevin Gagnon.
La FIM-CSN demande donc à Québec de poser des gestes concrets rapidement pour éviter «une possible catastrophe dans les scieries du Québec».
