
Consommation supervisée à Québec : « je suis plus capable de faire ça ailleurs »
Radio-Canada
Fred consomme depuis qu'il a 16 ans. Ruelles, toilettes, portiques d'immeubles, parcs : tous les endroits étaient bons pour prendre sa dose, avec le risque d'être chassé, arrêté ou de s'effondrer dans l'indifférence. L'arrivée de l'Interzone, l'an dernier, a tout changé. « Je ne sais pas si j'ai le droit de dire ça comme ça, mais je suis plus capable de faire ça ailleurs. »
La relation entre Fred et sa consommation de substances psychoactives a commencé il y a plus de 20 ans. Il y a eu des hauts, des bas, des pauses, au moins une surdose et des moins bons trips. Il a rechuté il n'y a pas si longtemps et a dû faire une croix sur un emploi qu'il aimait.
Ces jours-ci, l'homme de 41 ans se rend à l'Interzone, rue Saint-Vallier Est, quand il a besoin de s'injecter de la cocaïne ou de la morphine. Il a eu vent du service sur le terrain, par le bouche-à-oreille. Ça faisait longtemps que ça se parlait. Je savais que ça se passait à Montréal, mais je savais pas qu'il y en avait un à Québec, raconte-t-il à Radio-Canada.
L'implantation d'un service de consommation supervisée (SCS) était réclamée depuis plus d'une décennie dans la capitale, en particulier par les consommateurs eux-mêmes et les organismes communautaires. Il y avait un besoin, assure Fred.
Les chiffres lui donnent raison.
Selon le CIUSSS de la Capitale-Nationale, qui a confié la gestion du SCS à la coopérative de solidarité SABSA, une vingtaine de personnes fréquentaient quotidiennement l'Interzone dans les mois suivant son ouverture, au printemps 2021.
Depuis cet hiver, la moyenne est passée à plus de 80 utilisateurs par jour, et l'achalandage se maintient. Cette fréquentation est nettement supérieure à ce qui avait été anticipé par le CIUSSS, indique aujourd'hui l'organisation. Une analyse est d'ailleurs en cours afin d'éventuellement élargir la portée des services.
Si la majorité des usagers étaient déjà au centre-ville, l'équipe de l'Interzone constate des visites en provenance des quartiers périphériques, parfois même de l'extérieur de Québec. Pour le première année, 520 personnes différentes ont passé la porte du centre, pour plus de 8500 visites.
Fred, lui, n'est pas surpris par la demande.

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