
Coincés dans l’espace: la capsule «Starliner» ne garantissait pas la sécurité des astronautes
TVA Nouvelles
La NASA n’aurait pas été en moyen d’assurer le retour en toute sécurité des deux astronautes qui ont été envoyés dans la Station spatiale internationale à bord de la capsule Starliner de Boeing, informe un astrophysicien. Ce serait pour cette raison que l’organisme gouvernemental américain aurait repoussé le voyage du retour à l’année prochaine en confiant le contrat au compétiteur du constructeur aérospatial.
«On a des doutes qu’on va pouvoir bien orienter la capsule pour la rentrée dans l’atmosphère terrestre, donc on pourrait perdre des astronautes lors du retour et la NASA ne veut pas du tout prendre de chance avec la vie des deux astronautes», indique André Grandchamps en entrevue à l’émission Le Bilan, lundi soir.
Les deux astronautes Suni Williams et Butch Wilmore, qui étaient, selon les premiers plans, censés compléter une mission de huit jours dans la Station spatiale internationale, devront désormais rester dans l’espace jusqu’en 2025.
Le spécialiste explique que la NASA a tout d’abord rencontré des problèmes avec les propulseurs qui permettent d’orienter la capsule Starliner.
Sur les 28 installés sur l’appareil, «cinq ont cessé de fonctionner avant qu’on s’arrime avec la station spatiale», explique-t-il. «On a donc dû faire un arrimage, non pas automatique, mais manuel.»
En plus de ce problème de propulseurs, la NASA aurait également détecté des fuites d’hélium.
«On a essayé de reproduire sur terre les difficultés que la capsule avait rencontrées pour savoir si elle était parfaitement sécuritaire pour ramener les astronautes. Or, on n’a pas été capable», souligne M. Grandchamps.
La NASA a donc été forcée de trouver une autre solution pour ramener les astronautes désormais coincés dans l’espace depuis quelques mois.
Finalement, c’est l’entreprise privée d’Elon Musk, SpaceX, qui devrait garantir le retour des deux travailleurs sur la Terre; «dans le fond, les concurrents directs de Boeing», rappelle l’invité. «C’est un peu paradoxal».
