
Camionneurs : des manifestants estriens se préparent à prendre la route
Radio-Canada
Des manifestants de l’Estrie partiront de Stanstead vendredi matin pour se rendre à Ottawa. Ils se joindront au « convoi de la liberté » en provenance de l’ouest du pays.
Stéphane Sévigny fait partie des Estriens qui se rassembleront vendredi matin à la frontière de Stanstead pour prendre part à la manifestation.
Que le peuple se lève. [...] Ce ne sont pas juste des camionneurs, c’est le peuple canadien au grand complet. On se lève au grand complet. Il est temps que les Canadiens parlent et que le gouvernement écoute son peuple, souligne-t-il.
Ce qui était au départ un mouvement pour s’opposer à la vaccination obligatoire des camionneurs qui reviennent au pays par la frontière terrestre a évolué au cours des derniers jours. Les revendications des manifestants sont maintenant multiples et concernent différents aspects de la gestion de la pandémie par les paliers de gouvernement.
Le président de Truck Stop Québec Benoît Therrien estime d’ailleurs que le mouvement des camionneurs a été récupéré par des individus qui souhaitent faire avancer leur propre programme politique.
Quelqu’un qui n’est pas issu du transport, qui ne veut pas parler aux associations de camionnage, qui ne veut pas parler aux syndicats, qui ne veut pas parler aux médias et qui ne veut pas parler à personne, il faut se poser des questions. C’est quoi le motif derrière tout ça?, se demande-t-il.
« J’espère juste qu’on ne les utilise pas [les camionneurs] à des fins autres que la vaccination obligatoire. »
Le chargé de cours à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke Emmanuel Choquette est loin de croire que la majorité du mouvement est violent. Il estime toutefois que les risques de débordements à Ottawa sont bien réels.
C’est cela qu’il faut surveiller. Est-ce qu’il y a des groupes là-dedans plus radicaux qui risquent de jouer les agitateurs, des gens provocateurs de façon à pouvoir provoquer des actions plus radicales? C’est ce qu’on va craindre effectivement, explique-t-il.
