
Électrification des transports: le revers de la médaille
TVA Nouvelles
L’enveloppe de 5 milliards $ annoncée par le gouvernement Legault mercredi pour l’électrification des transports en commun a réjoui bon nombre de Sociétés de transports, mais en laisse certains autres sur leur appétit.
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L'aide ne concerne que les neuf plus importants services de transport en commun. Ainsi il n'y aura rien pour celui de la ville de Shawinigan opéré en sous-traitance par le transporteur privé Autobus Fleur de Lys.
«Oui c'est frustrant. Nous aussi on aimerait participer à l'effort collectif au niveau du CO2. Par contre, il faut que les enveloppes budgétaires suivent et dans le privé, quand on a des contrats avec les municipalités ou avec les MRC, ce n'est pas accessible pour nous», a déploré Georges Morissette, président de l'entreprise.
La ville de Shawinigan entend demander des explications à Québec.
Mobilité électrique Canada a observé de son côté que le défi de l'électrification ne résidait pas tant dans la disponibilité et la fiabilité des véhicules que dans les infrastructures des sociétés de transport. «C'est de s'assurer que les garages qui ne sont pas tellement adaptés aux technologies des autobus électriques puissent l'être», a noté Daniel Breton, ex-ministre de l'Environnement du Québec.
La Société de transport de Trois-Rivières (STTR), qui est l’une des bénéficiaires de l’enveloppe de 5 milliards $, devra débourser quant à elle jusqu'à 22 millions $ sur 10 ans pour agrandir son centre de service et se doter de puissants équipements de recharge électrique.
