
«Il ne faut pas être trop gourmand»: des hôteliers prêts à négocier, mais pas à n’importe quel prix
TVA Nouvelles
La menace de grève qui pèse pour le 8 août en plus des grèves surprises qui surviennent dans des hôtels québécois laisse planer l’incertitude du côté des hôteliers, qui veulent bien négocier, mais pas à n’importe quel prix.
Les hôteliers concernés par la grève commune prévue jeudi prochain sont prêts à recevoir des clients et ont prévu un plan de contingence avec le personnel-cadre, a assuré Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l’Association hôtellerie du Québec.
«On pense que les touristes qui ont réservé souhaitent venir, mais c’est sûr que ça crée quand même une incertitude, on ne peut pas le cacher», a-t-elle souligné en entrevue à LCN, jeudi.
«On va honorer les réservations, mais il se pourrait que parfois il y ait un petit peu moins de service», a précisé la PDG.
Parmi les revendications des employés, la demande d’augmenter le salaire de 36% sur quatre ans est le point qui achoppe le plus.
«On est prêts à donner et à continuer de donner de bonnes conditions à nos employés, bien sûr c’est précieux notre personnel, mais il faut aussi respecter la capacité de payer des hôteliers. Il ne faut pas trop être gourmand, il faut aussi être réaliste», a avancé Mme Tremblay.
D’après elle, les hôteliers font aussi face à des difficultés financières depuis la pandémie entre l’inflation, la hausse des tarifs d’électricité ou encore le renouvellement de leurs hypothèques avec des taux élevés.
«On espère encore réussir à s’entendre d’ici [le 8 août]. On veut être sur les tables de négociation», a tout de même soutenu Mme Tremblay.
